Du baccalauréat technique au baccalauréat Sciences de l'Ingénieur : les textes officiels

L’histoire du baccalauréat « Mathématiques et technique », diplôme plus connu sous le nom de baccalauréat technique ou « bac E », est largement ignorée, tout comme est ignorée l’importance de son rôle dans le processus de disciplinarisation de la technologie. Créé en 1946, il se prépare d’abord dans les prestigieuses Écoles nationales professionnelles (ENP) et quelques grands collèges techniques. Ces établissements sont ensuite fusionnés en 1959, lors de la réforme Berthoin, en lycées techniques, puis intégrés au sein des lycées généraux et technologiques en 1985.

La partie supérieure du chronogramme matérialise l’évolution du baccalauréat technique vers les sciences de l’ingénieur. Y apparaît notamment les dates de réécriture des programmes (points bleus) et des changements successifs de dénomination. Depuis sa création en 1946, le baccalauréat « Mathématiques et technique », a changé d’étiquette à plusieurs reprises : baccalauréat « T » en 1959 puis baccalauréat « E » en 1967. En 1992 il acquiert le titre prestigieux de baccalauréat scientifique dont il devient une des spécialités sous le nom de  « technologie industrielle », cette spécialité évolue en option « sciences de l’ingénieur » en 2001.

En près de dix décennies d’existence, les programmes du baccalauréat technique et de ses successeurs ont été réécrits à douze reprises. Il ne s’agit d’abord que des programmes des épreuves de l’examen. Les programmes de la première partie du baccalauréat technique, passée à la fin de la classe de première (arrêté du 14 mai 1946. BO n° 27 du 30 mai 1946), sont complétés en 1947 par les programmes de la deuxième partie, dite mathématiques et technique (arrêté du 19 février 1947. BO n° 8 du 20 mars 1947), passée en fin de terminale. De nouveaux programmes d’examen paraissent l’année suivante (arrêté du 26 février 1948. BO n° 10 du 4 mars 1948). L’ensemble de ces programmes portent sur le tryptique de l’enseignement technique : la technologie qui se décline en technologie générale et technologie professionnelle, le dessin industriel auquel se rattache la technologie de construction, et les travaux manuels d’usinage sur machines-outils à l’atelier.